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Six mois de prison pour avoir braqué son laser sur des avions en phase d'atterrissage
31 août 2010 (AFP) - Un jeune homme de 20 ans a été condamné mardi à 6 mois de prison avec sursis pour s'être "amusé" à braquer un laser sur le cockpit de trois avions de ligne au moment de leur atterrissage dimanche soir à l'aéroport d'Orly (Val-de-Marne).
Air France et easyJet s'étaient portés partie civile pour mettre en garde contre la recrudescence de ce type d'incidents qui "peut gravement nuire à la sécurité aérienne", selon les mots de Me Maxime Malka, avocat de la compagnie française.
"L'atterrissage est une phase cruciale et il y a eu des crashs pour moins que ça", a fait valoir Me Alexandre Ramsamy, avocat d'easyJet, précisant que le pilote avait été visé par le laser pendant "plus de sept secondes".
Figé dans le box, le prévenu ne semble pas en avoir conscience. Interpellé dimanche sur un parking de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) situé près des pistes, il ne voulait que "s'amuser" avec un "jouet", un pointeur laser acheté sept euros lors d'un voyage en Thaïlande, a-t-il raconté à l'audience.
"Je ne savais pas que ça allait mettre des vies en danger", a-t-il marmonné.
Son avocate, Me Célia Jeudi, l'a assuré: son client, poursuivi pour mise en danger d'autrui, ne "connaissait pas la portée du rayon lumineux" et a agi "par pure bêtise". "Il n'y avait rien d'intentionnel", a-t-elle ajouté.
Evoquant une affaire un "peu particulière", le procureur Christophe Le Petitcorps a soutenu, lui, que l'ordre public a été "gravement atteint". "Il connaissait très bien les risques pour avoir essayé ce rayon sur lui-même", a-t-il ajouté, réclamant huit mois de prison avec sursis.
Intervenant pour Air France, Me Malka a insisté sur la "gravité de l'infraction": "Les conséquences, ça peut être 100, 150, 200 morts", a détaillé l'avocat, sous le regard blême du prévenu qui devra également verser 1 euro de dommages et intérêts aux deux compagnies et à leurs deux pilotes.











